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Les Sceptiques du Québec
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Biais cognitif

Effet de troisième personne

L'effet de troisième personne est la tendance à croire que les messages des médias influencent davantage les autres que soi-même.

L'effet de troisième personne est la tendance à croire que les messages des médias influencent davantage les autres que soi-même.

Le sociologue W. Phillips Davison a formulé cette hypothèse en 1983. Il en avait eu l'intuition en interrogeant des journalistes ouest-allemands sur l'influence de leurs éditoriaux ; réponse fréquente : « Les éditoriaux ont peu d'effet sur des gens comme vous et moi, mais le lecteur ordinaire est sans doute très influencé. » On surestime l'effet d'un message sur un « autrui » anonyme, ou l'on sous-estime son effet sur soi. Ne pas se sentir influencé flatte l'estime de soi (voir biais de désirabilité sociale).

Cette perception a des conséquences : plus on la ressent, plus on est prêt à censurer la pornographie, la violence à la télévision ou la publicité sur le tabac, l'alcool et les jeux de hasard. Elle ne prédit toutefois pas la volonté de censurer l'information ou le contenu politique. En 1997, une étude a montré que des étudiants jugeaient des paroles de chansons rap violentes ou misogynes moins influentes sur eux-mêmes que sur les jeunes de New York ou de Los Angeles.

Source : Wikipédia (en anglais), « Third-person effect »