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Les Sceptiques du Québec
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Biais cognitif

Erreur du parieur

L'erreur du parieur consiste à croire que, dans une suite de tirages au hasard, un résultat obtenu plusieurs fois de suite rend le résultat opposé plus probable au coup suivant.

L'erreur du parieur consiste à croire que, dans une suite de tirages au hasard, un résultat obtenu plusieurs fois de suite rend le résultat opposé plus probable au coup suivant.

Aussi appelée sophisme du joueur, elle oublie que les tirages sont indépendants : une pièce n'a pas de mémoire, et après quatre « pile » d'affilée, la probabilité d'obtenir « face » reste d'une chance sur deux. Amos Tversky et Daniel Kahneman y ont vu un effet de l'heuristique de représentativité : on s'attend à ce qu'une courte série ressemble au hasard « équilibré » qu'on imagine, comme si la chance devait se rattraper.

L'exemple le plus célèbre remonte au 18 août 1913, au casino de Monte-Carlo : la bille de la roulette serait tombée 26 fois de suite sur le noir. Convaincus qu'un retour du rouge devenait inévitable, les joueurs misèrent de plus en plus lourdement sur cette couleur et y auraient perdu des millions de francs. L'erreur a pour pendant l'erreur de la main chaude, qui mise au contraire sur la poursuite de la série. Voir aussi l'entrée paralogisme du joueur du dictionnaire sceptique.

Source : Wikipédia, « Erreur du parieur »