Un naturopathe accusé de pratique non-professionnelle
Le naturopathe Richard A. Marschall a dirigé pendant de nombreuses années la Natural Healing Clinic, à Port Angeles, dans l'État de Washington.
Le naturopathe Richard A. Marschall a dirigé pendant de nombreuses années la Natural Healing Clinic, à Port Angeles, dans l'État de Washington. En 1998, le Washington Board of Naturopathy (le conseil de la naturopathie de l'État de Washington) l'a sanctionné pour conduite non professionnelle, après qu'il eut traité, sans l'avoir examinée, une patiente résidant hors de l'État pour une « hypothyroïdie fonctionnelle » — une affection alléguée parfois appelée le « syndrome de Wilson ». En 2010, Marschall a été reconnu coupable au criminel d'avoir commercialisé illégalement un produit à base d'hormone de croissance (HCG) pour la perte de poids. En 2013, à la suite de cette condamnation, le conseil l'a de nouveau sanctionné. En 2015, il a renoncé à son permis de naturopathe. En 2017, il a de nouveau été reconnu coupable d'avoir commercialisé illégalement de l'HCG. En 2018, à la suite de cette condamnation, le conseil a révoqué son permis, sans possibilité de nouvelle demande. En 2021, il a été reconnu coupable d'un acte criminel fédéral lié à ses tentatives de promouvoir un médicament mal étiqueté comme moyen de prévenir la COVID-19. Il a été condamné en 2022 à huit mois de prison fédérale, suivis d'un an de liberté surveillée. Cet article décrit en détail ces mesures gouvernementales.
Le syndrome de Wilson
Depuis plus de 20 ans, l'« hypothyroïdie fonctionnelle » est présentée comme le « syndrome de Wilson », un terme inventé par le Dr E. Denis Wilson, qui exerçait en Floride au début des années 1990. Les manifestations présumées du syndrome comprennent la fatigue, les maux de tête, le syndrome prémenstruel, la perte de cheveux, l'irritabilité, la rétention d'eau, la dépression, une baisse de la mémoire, une faible libido, des ongles cassants, une prise de poids facile, et environ 60 autres symptômes. Wilson prétend avoir découvert un type de fonction thyroïdienne anormalement basse où les analyses sanguines courantes de la thyroïde sont souvent normales. Il affirme que le principal signe diagnostique est une température corporelle moyenne inférieure à 98,6 °F (par voie orale), et que le diagnostic se confirme si le patient répond à un « traitement hormonal thyroïdien spécial » [1].
En 1992, le Florida Board of Medicine (l'ordre des médecins de la Floride) a imposé à Wilson une amende de 10 000 $, suspendu son permis pendant six mois et lui a ordonné de se soumettre à une évaluation psychologique [2]. Bien qu'il ne semble pas avoir repris sa pratique, ses idées sont toujours diffusées par la Wilson's Syndrome Foundation.
Le syndrome de Wilson n'est pas reconnu par la communauté scientifique comme une entité diagnostique légitime. En 1999, l'American Thyroid Association (l'association américaine de thyroïdologie) a publié une déclaration sévère qui concluait :
- Le fondement proposé du « syndrome de Wilson » est incompatible avec des faits bien connus et largement reconnus sur la production, le métabolisme et l'action de l'hormone thyroïdienne.
- Les critères diagnostiques du « syndrome de Wilson » — des symptômes non spécifiques et la mesure de la température corporelle — sont imprécis.
- Il n'existe aucune preuve scientifique que le traitement au T3 soit plus efficace qu'un placebo pour la prise en charge de symptômes non spécifiques, comme ceux décrits dans le cadre du « syndrome de Wilson », chez des personnes ayant des concentrations normales d'hormones thyroïdiennes.
- Le traitement au T3 entraîne d'importantes fluctuations des concentrations de T3 dans le sang et les tissus corporels. Cela provoque des symptômes et des complications cardiovasculaires chez certains patients, et est potentiellement dangereux [3].
Remarque : bien que le « syndrome de Wilson », tel que défini par le Dr Wilson, soit un diagnostic bidon, il existe bel et bien une maladie de Wilson, une affection rare causée par un trouble de la capacité de l'organisme à métaboliser le cuivre.
Mesure disciplinaire de 1998
En 1994, un journal local a rapporté que Marschall avait appris l'existence du « syndrome de Wilson » en étudiant les publications de Wilson et qu'il avait consulté Wilson par téléphone. L'article précisait que Marschall traitait alors plus de 200 patients pour le syndrome de Wilson et que le coût du diagnostic initial, incluant l'analyse sanguine, était de 400 $ [4]. Des documents judiciaires déposés le 30 septembre 1997 par le secrétaire à la Santé de l'État de Washington indiquent :
- En 1994, Marschall a « rencontré » la patiente A, résidente de la Californie, par l'intermédiaire d'un service informatique en ligne, et a discuté de ses préoccupations de santé par ce même service. Peu après, Marschall lui a posté un formulaire d'antécédents personnels, une grille tarifaire, un contrat patient-médecin à lire et à signer, ainsi que des instructions pour prendre sa température. Après avoir lu le formulaire d'antécédents rempli et le relevé de températures de la patiente A, il a diagnostiqué un problème thyroïdien et déterminé un traitement pour ce diagnostic lors d'une conversation téléphonique avec elle.
- Marschall n'a jamais procédé à un examen physique de la patiente A et n'a ni demandé ni effectué les analyses de laboratoire habituelles requises pour diagnostiquer correctement un trouble thyroïdien. Malgré cela, en janvier 1994, il a prescrit une hormone thyroïdienne synthétique (la liothyronine), qui a été postée à la patiente A par la Bellgrove Pharmacy de Bellevue, dans l'État de Washington.
- En 1995, Marschall a diagnostiqué et traité entre 75 et 100 patients à distance pour « hypothyroïdie fonctionnelle », uniquement par téléphone, par service informatique en ligne ou par courrier. Il a prescrit de la liothyronine à au moins cinq d'entre eux, résidant dans des États autres que celui de Washington.
- La posologie habituellement recommandée pour la liothyronine se situe entre 25 et 75 microgrammes par jour. Marschall prescrivait des doses allant jusqu'à 300 microgrammes par jour, environ 25 % de ses patients atteints d'« hypothyroïdie fonctionnelle » recevant des doses supérieures à 200 microgrammes par jour. Une ingestion excessive de liothyronine est dangereuse et peut entraîner la mort. La conduite non professionnelle, telle que définie par les lois et règlements de l'État de Washington, comprend toute conduite qui « crée un risque déraisonnable qu'un patient soit blessé » [5].
Pendant la procédure, Marschall a affirmé avoir fondé son diagnostic de la patiente A sur des dossiers de laboratoire obtenus du Kaiser Foundation Hospital/Kaiser Permanente Medical Group. Or, le personnel de Kaiser a déclaré que ces dossiers n'avaient été demandés qu'en 1998, et la patiente A a affirmé n'avoir signé aucune autorisation permettant à Marschall d'obtenir ses dossiers [6].
En 1998, le Washington State Department of Health (le ministère de la Santé de l'État de Washington) a suspendu le permis de Marschall pour 30 mois, à condition qu'il puisse continuer à exercer s'il ne traitait pas de patients hors de l'État sans les examiner physiquement et sans les traiter en collaboration avec un professionnel de la santé de leur État de résidence. Il a aussi accepté de payer une amende administrative de 3 000 $ et de permettre à un enquêteur du ministère de vérifier ses dossiers et d'examiner ses pratiques deux fois par année pendant deux ans [7]. La procédure ne s'est pas prononcée sur la question de savoir si le « syndrome de Wilson » est une entité réelle, ni sur l'exactitude des faits allégués dans la plainte.
Poursuite criminelle
En février 2009, des agents des douanes ont intercepté un colis de gonadotrophine chorionique humaine (HCG) expédié d'Inde à l'intention de Marschall. Pour être étiquetée correctement, l'HCG doit porter un avertissement selon lequel son efficacité pour le traitement de l'obésité n'a pas été démontrée. La Food and Drug Administration (FDA), l'agence fédérale américaine qui encadre les médicaments, a alors envoyé à Marschall un avis de rétention indiquant que le médicament était mal étiqueté et ne lui serait remis que s'il fournissait une bonne raison de croire que le produit était conforme à la loi. Il a répondu :
Je suis endocrinologue, un expert des hormones. J'utilise la gonadotrophine chorionique humaine pour traiter des patients infertiles. J'en ai besoin en ampoules de 5 000 unités la plupart du temps. J'utilise parfois des ampoules de 10 000 unités, que je peux me procurer auprès de fabricants pharmaceutiques américains. Mais les fabricants américains ne produisent pas d'ampoules de 5 000 unités. L'HCG n'a qu'une durée de conservation de 60 jours, alors quand j'ai besoin d'ampoules de 5 000 unités pour traiter sur une plus longue période, je dois les acheter auprès de fabricants pharmaceutiques qui les produisent sous cette forme, et ceux-ci se trouvent dans d'autres pays. Je pratique depuis 23 ans et j'ai beaucoup d'expérience avec l'HCG. L'HCG que j'obtiens de ces fournisseurs fonctionne tout aussi bien que celle que j'obtiens des fabricants américains, et coûte à peu près le même prix.
J'espère que vous libérerez bientôt mon envoi; j'ai plusieurs patients qui ont besoin de traitement. Si je peux répondre à d'autres questions, n'hésitez pas à m'écrire [8].
La FDA n'a pas libéré l'envoi à Marschall. En juillet 2009, des agents des douanes ont retenu un envoi semblable d'HCG et ont transmis à Marschall un second avis de rétention. Malgré ces avis, Marschall a commandé (et reçu) de l'HCG fabriquée illégalement par une pharmacie de préparation magistrale de la Floride — ce que les enquêteurs de la FDA ont découvert en fouillant les ordures ramassées à sa clinique. En 2010, des agents fédéraux ont perquisitionné la clinique de Marschall et saisi des ordinateurs, des dossiers de patients et des dizaines de boîtes d'HCG. Pendant la perquisition, Marschall a faussement déclaré à un représentant de la FDA qu'il prescrivait l'HCG pour l'infertilité. Or, son site Web indiquait qu'il l'utilisait pour la perte de poids. (En fait, en 2009 et 2010, le site affirmait que les utilisateurs de son programme HCG-Slim allaient « perdre une livre par jour et ne jamais la reprendre ».) En 2011, Marschall a été accusé d'un chef d'avoir causé l'introduction de médicaments mal étiquetés [9]. Peu après, il a plaidé coupable et a reconnu avoir menti à la FDA [10]. Le tribunal l'a condamné à deux ans de liberté surveillée et lui a ordonné d'accomplir 250 heures de service communautaire et de payer une amende de 2 000 $, plus des frais spéciaux de 100 $. Lors de l'audience de détermination de la peine, Marschall a déclaré au juge :
Il est clair pour moi que j'ai commis une erreur en commandant de l'HCG sur Internet. Je dirai pour ma défense que l'HCG est utilisée dans le monde depuis les années 1930, et qu'elle a été employée pour des problèmes cardiaques et rhumatismaux, l'hypertrophie de la prostate, les dérèglements du système immunitaire, ainsi que pour la perte de poids. Je l'ai utilisée pour tous ces usages différents.
Alors, quand mes sources aux États-Unis n'ont pas pu m'en fournir — et j'ai contacté toutes les pharmacies de préparation magistrale possibles, de la Californie jusqu'à la côte Est, pour essayer d'obtenir de l'HCG par mes canaux habituels. Je n'ai jamais commandé sur Internet pour une autre raison que celle-là.
J'ai estimé, tout en sachant que c'était au moins un délit mineur de le faire, que selon mon système de croyances, conformément à la philosophie qu'on m'avait enseignée à l'Université de Santa Clara, on peut enfreindre une loi civile au nom d'une loi morale supérieure. Donc, à mon avis, selon ce que je croyais à l'époque, me procurer de l'HCG pour des patients atteints d'hypertrophie bénigne de la prostate, aux prises avec le cancer, des problèmes de poids, une incapacité à concevoir un enfant, des maladies cardiaques et plusieurs des affections pour lesquelles ce composé extraordinaire, ce composé naturel, apportait un bienfait — si les trois fournisseurs manufacturiers américains ne pouvaient pas m'en procurer, et que les Canadiens avaient des preuves documentées de l'innocuité de leur HCG, ce qu'ils m'avaient dit et ce que je savais par d'autres sources et d'autres patients qui s'en procuraient au même endroit — alors oui, j'ai enfreint la loi, et je l'ai fait.
Et dès que — je suppose qu'on pourrait dire que certaines personnes m'auraient dit que j'étais victime de mon propre succès, c'est-à-dire qu'en 2008, j'étais, à ma connaissance, environ la 13e clinique à fournir de l'HCG pour toute autre raison que la cryptorchidie et l'infertilité, les seuls usages approuvés par la FDA. Je formais d'autres médecins autour de moi — certains de mes collègues naturopathes formés en endocrinologie, à notre façon.
Ils ont commencé à en commander, et comme nous ne pouvions pas nous en procurer sur le marché intérieur, c'est ainsi que nous l'avons obtenue, pas seulement moi, mais comme le font de nombreux Américains lorsqu'ils ne peuvent pas obtenir ou payer leurs propres médicaments d'ordonnance, ils passent par ce moyen. Je cherchais une autre source, et en quelques mois seulement, le produit est devenu disponible en Floride. Et au moment où la FDA a saisi mon HCG, elle a pris de l'HCG d'origine américaine dans ma clinique, pour une valeur de mille dollars, qu'elle ne m'a jamais rendue, et qui n'a qu'une durée de conservation de six mois; voilà donc la situation.
Je suppose que si c'était à refaire, je ne l'aurais pas fait. C'était une erreur. Regardez où cela m'a mené. Même si mes patients en ont bénéficié, j'ai enfreint la loi. Alors je n'ai pas l'intention de recommencer, jamais [11].
Autres mesures gouvernementales
En 2012, à la suite de sa condamnation, le Washington Department of Health (DOH) a accusé Marschall de conduite non professionnelle [12]. Les accusations comprenaient a) le fait de s'être faussement présenté comme « endocrinologue bariatrique » et b) le fait d'avoir été reconnu coupable de trafic de gonadotrophine chorionique humaine (HCG), qu'il prescrivait illégalement comme médicament amaigrissant. Les accusations ont été réglées par une ordonnance négociée selon laquelle :
- Marschall a reconnu qu'entre 2008 et 2010, il avait prescrit de l'HCG à environ 170 patients qui résidaient hors de l'État de Washington et qui ne l'avaient jamais rencontré en personne.
- Le DOH lui a imposé une amende de 10 000 $, suspendu son permis pour au moins un an, et lui a ordonné de suivre des cours de formation continue en éthique, en endocrinologie et en obésité.
- Marschall a reçu l'ordre de retirer toute mention de l'HCG de son site Web et d'indiquer que tous les nouveaux patients devaient être examinés lors de leur première visite.
- Si son permis est un jour rétabli, il devra purger sept ans de probation, avec des vérifications semestrielles de ses dossiers pendant un an, puis des vérifications annuelles pendant quatre ans [13].
En 2014, alors que son permis était suspendu, le conseil a appris que Marschall continuait de se présenter comme naturopathe en exercice, de solliciter des patients et de prescrire des médicaments. En fait, des pages archivées sur archive.org montrent qu'il a continué de faire la publicité de services naturopathiques à sa Natural Healing Clinic au moins jusqu'à la fin de 2014 [14]. En septembre 2015, il a signé une ordonnance négociée l'obligeant à payer une amende de 5 000 $ et à cesser définitivement de pratiquer la naturopathie dans l'État de Washington sans les titres de compétence requis [15]. Il a néanmoins continué à exercer sous le nom de « Rick Marschall, N.D. » à sa Natural Healing Clinic. Le site Web de la clinique affirmait :
Après 31 ans, j'ai pris ma retraite de la pratique de la prescription. J'ai renoncé à mon permis d'exercer la médecine ou la médecine naturopathique dans l'État de Washington, et je ne suis pas autorisé à prescrire des médicaments d'ordonnance dans l'État de Washington, ni n'ai l'intention de le faire ailleurs. J'ai appris à aider les gens qui font face à d'importants problèmes de santé d'une manière plus efficace, durable et peu coûteuse, sans avoir besoin de médicaments pour la plupart des problèmes. Poursuivez votre lecture, puis appelez-moi sans frais pour discuter si ce changement d'alimentation et de mode de vie pourrait vous intéresser [16].
Les traitements mentionnés sur son site comprenaient le « counseling nutritionnel », l'« équilibrage des hormones sexuelles » et la « médecine énergétique homéopathique constitutionnelle », mais les enquêteurs gouvernementaux ont découvert qu'il prescrivait toujours de l'HCG à des patients. En 2017, Marschall a plaidé coupable d'avoir introduit des médicaments mal étiquetés dans le commerce interétatique; il a été condamné à une amende de 2 000 $ et à deux mois de prison, suivis d'un an de liberté surveillée. Les documents du dossier indiquent :
- Entre février 2014 et février 2017, Marschall a prescrit de l'HCG à environ 60 personnes pour la perte de poids.
- Marschall se procurait l'HCG auprès de diverses pharmacies de préparation magistrale en mentant sur l'état de son permis et sur son numéro d'enregistrement auprès de la DEA.
- En septembre 2016, deux enquêteurs du Washington Department of Health se sont fait passer pour des patients et ont entendu Marschall vanter l'HCG pour la perte de poids et décrire comment il mettrait en place pour eux un programme d'injections.
- Plus tard cet automne-là, Marschall a communiqué par courriel avec une enquêteuse criminelle infiltrée de la FDA, a mené une évaluation téléphonique d'une heure et, sans jamais rencontrer ni examiner la patiente, lui a posté de l'HCG au coût de 550 $ pour un approvisionnement d'un mois [17, 18].
En 2018, Marschall a signé une ordonnance négociée dans laquelle il reconnaissait avoir pratiqué illégalement la naturopathie depuis 2013. L'ordonnance lui interdisait aussi, de façon permanente, la pratique de la médecine naturopathique, ainsi que le fait de se présenter comme médecin naturopathe ou d'utiliser les initiales « ND », le titre de « docteur » ou de « naturopathe », ou tout autre titre semblable, sans les titres de compétence requis [19]. Il a néanmoins continué à se présenter comme « coach en santé » et naturopathe « retraité ».
En mars 2020, des enquêteurs criminels de la FDA ont commencé à examiner des plaintes du public concernant des publications sur Facebook et sur un site Web lié à Marschall, qui affirmaient qu'un « duo dynamique » de substances pouvait tuer des virus, dont le coronavirus. Quelques jours plus tard, un enquêteur infiltré de la FDA a téléphoné à Marschall, qui lui a dit que l'une des substances « ne stimule pas le système immunitaire, elle ne fait que tuer le virus », et que l'autre stimulerait la production de globules blancs qui combattent les infections. L'agent a acheté le « duo dynamique », livré avec des documents affirmant que les produits « peuvent écraser 30 infections virales différentes, y compris celles de la famille des coronavirus (comme la Corona-19 originaire de Chine), 40 infections bactériennes différentes, 25 infections fongiques différentes et 20 infections parasitaires différentes comme les amibes ». Marschall a été accusé d'avoir introduit des médicaments mal étiquetés dans le commerce interétatique [20].
En octobre 2021, à la suite d'un procès de quatre jours, Marschall a été reconnu coupable pour la troisième fois d'avoir distribué des produits mal étiquetés [21]. En mars 2022, Marschall a été condamné à huit mois de prison, plus un an de liberté surveillée. En demandant une peine d'emprisonnement, les procureurs ont écrit au tribunal :
Pendant des décennies, Marschall a menti et enfreint la loi pour offrir des traitements et des services de santé non approuvés. Marschall a menti à des patients. Il a menti aux autorités. Il a traité des patients sans les examiner. Et il a prescrit des substances à des doses anormalement élevées. Marschall a répété ce scénario dangereux dans la présente affaire : il a menti à l'agente infiltrée au sujet de ses titres de compétence, l'a traitée elle et ses enfants par téléphone sans examen physique, et a recommandé une dose extrêmement élevée de son produit [22].
Références
- Wilson ED. Wilson's Syndrome: The Miracle of Feeling Well, 2nd edition. Orlando, Florida: Cornerstone Publishing Co., 1991.
- Disciplinary actions: E. Denis Wilson (MD #0048922) Longwood Florida, 2/12/92). Board of Medicine 8(2):10, 1992. Florida Department of Professional Regulation, Tallahassee, Florida.
- American Thyroid Association statement on « Wilson's Syndrome ». Révisée le 16 novembre 1999.
- Dawson M. 'Miracle' cure has side effects. Peninsula Daily News, Port Angeles, Washington, May 8, 1994.
- State of Washington, Department of Health, Naturopathy Program. Statement of charges. Docket No. 97-09-B-1045 NT, 30 septembre 1997.
- State of Washington, Department of Health, Naturopathy Program. Amended statement of charges. Docket No. 97-09-B-1045 NT, 17 avril 1998.
- State of Washington, Department of Health, Naturopathy Program. Stipulated findings of fact, conclusions of law, and agreed order. Docket No. 97-09-B-1045 NT, 20 juillet 1998.
- Petroff K. Application for a search warrant. The Natural Healing Clinic. 1er mars 2010.
- Information. U.S.A. v Richard Marschall. U.S. District Court. Western District of Washington at Tacoma, Case No. CR11-5222BHS, 22 avril 2011.
- Plea agreement. U.S.A. v Richard Marschall. U.S. District Court. Western District of Washington at Tacoma, Case No. CR11-5222BHS, 9 mai 2011.
- Transcript of September 26, 2011 sentencing hearing. U.S.A. v Richard Marschall. U.S. District Court. Western District of Washington at Tacoma, Case No. CR11-5222BHS.
- Statement of charges. In the matter of Richard A. Marschall. Washington Department of Health Board of Naturopathy, 17 septembre 2012.
- Stipulated findings of fact, conclusions of law and agreed order. In the matter of Richard A. Marschall. Washington Department of Health Board of Naturopathy, 15 novembre 2013.
- Natural Health Clinic home page, page archivée le 30 décembre 2014.
- Stipulated findings of fact, conclusions of law, and agreed order to cease and desist. In the matter of Richard A. Marschall. Washington Department of Health, Secretary of Health, Case No. M2015-742, 21 septembre 2015.
- Natural Healing Clinic home page, page archivée entre 2017 et 2019.
- Plea agreement. U.S.A. v. Richard Marschall. U.S. District Court for the Western District of Washington. Case No. 3:17-cr-05226, déposé le 6 juillet 2017.
- Government's sentencing memorandum. U.S.A. v. Richard Marschall. U.S. District Court for the Western District of Washington. Case No. 3:17-cr-05226, déposé le 13 octobre 2017.
- Stipulated findings of fact, conclusions of law and agreed order. In the matter of Richard A. Marschall. Washington Department of Health, Board of Naturopathy, Case No. M2017-857, 19 octobre 2018.
- Complaint for violation of Title 21, U.S. Code, Sections 331, 333. U.S.A. v. Richard Marschall, Case No. MJ20-5097, 29 avril 2020.
- Former naturopath convicted of trafficking in misbranded drugs he claimed could prevent and treat COVID. Communiqué de presse du USDOJ (ministère de la Justice des États-Unis), 25 octobre 2021.
- Former Port Angeles, Washington, naturopath sentenced for scheme to profit on 'COVID-19 cure'. Communiqué de presse du USDOJ, 28 mars 2022.