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Biais cognitif

Décalage empathique

Le décalage empathique « chaud-froid » est la tendance à sous-estimer l'influence des émotions et des pulsions (faim, colère, désir, manque) sur nos propres attitudes et comportements.

Le décalage empathique « chaud-froid » est la tendance à sous-estimer l'influence des émotions et des pulsions (faim, colère, désir, manque) sur nos propres attitudes et comportements.

Notre compréhension dépend de l'état où nous sommes. En colère, on peine à imaginer ce que c'est d'être calme, et inversement ; éperdument amoureux, on ne conçoit pas de cesser un jour de l'être. Le chercheur George Loewenstein a formalisé cette idée : dans un état « chaud », on prend ses envies du moment pour des préférences durables ; dans un état « froid », on sous-estime la force qu'auront ces pulsions quand elles surgiront.

Les exemples abondent : on fait trop d'épicerie quand on a faim, parce qu'on surestime ce qu'on mangera plus tard ; des adolescents se croient capables de résister à la dépendance et commencent à fumer. Le décalage joue aussi envers autrui, par exemple quand un médecin doit évaluer la douleur d'un patient. Il s'apparente au biais de projection.

Source : Wikipédia (en anglais), « Hot-cold empathy gap »

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