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Les Sceptiques du Québec
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Biais cognitif

Biais de statu quo

Le biais de statu quo est une préférence exagérée pour la situation actuelle : tout changement est perçu comme apportant plus de risques que d'avantages.

Le biais de statu quo est une préférence exagérée pour la situation actuelle : tout changement est perçu comme apportant plus de risques que d'avantages.

William Samuelson et Richard Zeckhauser l'ont nommé en 1988. Dans un de leurs questionnaires, on demandait comment placer un héritage : une même option devenait bien plus populaire quand on la présentait comme le placement déjà en place, et cet avantage croissait avec le nombre d'options. Kahneman, Thaler et Knetsch l'ont expliqué par l'aversion à la perte et l'effet de dotation : ce qu'on risque de perdre pèse plus que ce qu'on pourrait gagner. Au début des années 1990, le New Jersey et la Pennsylvanie ont proposé aux automobilistes deux assurances, avec une option par défaut opposée : seuls 20 % des conducteurs du New Jersey et 25 % de ceux de la Pennsylvanie ont quitté l'option par défaut (voir l'effet par défaut).

Préférer une situation vraiment meilleure n'a rien d'un biais. Pour faire la différence, les philosophes Nick Bostrom et Toby Ord proposent le test de l'inversion : si l'on juge mauvais d'augmenter une quantité, se demander s'il serait bon de la diminuer. Si l'on rejette les deux, il faut expliquer pourquoi la valeur actuelle serait justement la meilleure ; sinon, le biais de statu quo est probable.

Sources : Wikipédia, « Biais du statu quo » ; Wikipédia (en anglais), « Status quo bias »