Biais de congruence
Le biais de congruence est la tendance à tester uniquement son hypothèse de départ, en cherchant à la confirmer, sans jamais mettre à l'épreuve les hypothèses concurrentes.
Le biais de congruence est la tendance à tester uniquement son hypothèse de départ, en cherchant à la confirmer, sans jamais mettre à l'épreuve les hypothèses concurrentes. C'est un cas particulier du biais de confirmation.
L'exemple classique vient des expériences de Peter Wason (1960). On donne la suite « 2, 4, 6 » en disant qu'elle obéit à une règle, que les participants doivent découvrir en proposant leurs propres suites. La plupart supposent vite « des nombres qui augmentent de 2 » et ne proposent que des suites conformes, comme « 8, 10, 12 », toutes acceptées. Leur confiance grandit… mais leur règle est fausse. La vraie était simplement « des nombres croissants », et beaucoup ne la trouvent jamais, faute d'avoir essayé une suite qui aurait pu contredire leur idée.
Le psychologue Jonathan Baron propose un antidote : se demander « quelle réponse obtiendrais-je si mon hypothèse était fausse ? », imaginer d'autres explications, puis choisir le test qui permet de les départager.