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Les Sceptiques du Québec
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Biais cognitif

Biais du survivant

Le biais du survivant consiste à juger les chances de succès d'après ceux qui ont réussi, les « survivants », en oubliant tous ceux qui ont échoué et dont on n'entend plus parler.

Le biais du survivant consiste à juger les chances de succès d'après ceux qui ont réussi, les « survivants », en oubliant tous ceux qui ont échoué et dont on n'entend plus parler.

Le philosophe grec Diagoras de Mélos l'avait relevé dès le Ve siècle av. J.-C. : devant les offrandes laissées par des naufragés sauvés, disaient-ils, grâce à leurs prières, il fit remarquer que bien d'autres avaient prié et s'étaient noyés, mais que personne ne les commémorait. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le statisticien Abraham Wald conseilla de blinder les bombardiers là où les avions revenus de mission étaient le moins touchés : ceux qu'on avait atteints ailleurs n'étaient sans doute jamais rentrés.

Le biais se glisse partout. Les vieux bâtiments encore debout font croire qu'on construisait mieux autrefois, alors que la plupart des constructions d'époque ont disparu. Les vedettes font paraître la célébrité accessible, alors que la plupart des artistes restent dans l'ombre. Et la musique d'antan semble meilleure parce qu'on n'en écoute plus que le meilleur. C'est une forme de biais de sélection ; voir aussi l'entrée biais de sélection du dictionnaire sceptique.

Source : Wikipédia, « Biais des survivants »

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