Biais du gain de temps
Le biais du gain de temps est la tendance à mal estimer le temps gagné ou perdu quand on augmente ou qu'on réduit sa vitesse.
Le biais du gain de temps est la tendance à mal estimer le temps gagné ou perdu quand on augmente ou qu'on réduit sa vitesse.
On sous-estime le temps gagné en accélérant à partir d'une vitesse basse et on surestime celui qu'on gagne à partir d'une vitesse déjà élevée ; c'est l'inverse pour le temps perdu en ralentissant. Or la relation n'est pas linéaire : sur 10 km, passer de 30 à 50 km/h fait gagner 8 minutes (de 20 à 12), alors que passer de 90 à 110 km/h en fait gagner à peine plus d'une. Dans une étude, la plupart des participants préféraient un projet routier qui faisait passer la vitesse moyenne de 70 à 110 km/h à un autre qui la faisait passer de 30 à 40 km/h, pourtant plus avantageux.
Le conducteur qui surestime le temps perdu en ralentissant sur l'autoroute choisit une vitesse inutilement élevée, parfois au-delà des limites permises. Selon Ola Svenson, nous jugeons le gain de temps en proportion de l'augmentation de vitesse par rapport à la vitesse de départ ; la plupart des gens supposent à tort que la durée du trajet baisse à peu près en ligne droite avec la vitesse.