Biais de croyance
Le biais de croyance est la tendance à juger la solidité d'un raisonnement d'après la vraisemblance de sa conclusion, plutôt que d'après la rigueur avec laquelle il y mène.
Le biais de croyance est la tendance à juger la solidité d'un raisonnement d'après la vraisemblance de sa conclusion, plutôt que d'après la rigueur avec laquelle il y mène.
Evans, Barston et Pollard l'ont mis en évidence en 1983 : invités à dire si une conclusion découlait logiquement de deux prémisses, les participants acceptaient 80 % des conclusions crédibles, mais seulement 33 % des conclusions peu crédibles. On accepte ainsi volontiers un argument boiteux qui conforte ses convictions, et l'on rejette un argument valide qui les dérange (voir aussi le biais de confirmation). Le biais s'accentue quand on doit répondre vite : dans une étude de 2005, un groupe qui n'avait que deux secondes par question se trompait davantage qu'un groupe qui avait tout son temps. Des consignes insistant sur la logique l'atténuent.
Les sceptiques n'y échappent pas. Soit le raisonnement : « Tous les charlatans promettent des guérisons ; ce thérapeute promet des guérisons ; donc c'est un charlatan. » La conclusion peut sembler plausible, mais elle ne découle pas des prémisses : le raisonnement est invalide.