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Les Sceptiques du Québec
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Biais cognitif

Erreur de conjonction

L'erreur de conjonction consiste à juger plus probable la réunion de deux conditions que l'une d'elles seule, parce que le scénario détaillé paraît plus vraisemblable.

L'erreur de conjonction consiste à juger plus probable la réunion de deux conditions que l'une d'elles seule, parce que le scénario détaillé paraît plus vraisemblable.

L'exemple classique vient d'Amos Tversky et Daniel Kahneman (1983) : « Linda a 31 ans, elle est célibataire, franche et très brillante. Elle a étudié la philosophie. Étudiante, elle se préoccupait de discrimination et de justice sociale, et participait à des manifestations antinucléaires. » Est-il plus probable que Linda soit guichetière dans une banque, ou guichetière et militante féministe ? La grande majorité des gens choisissent la seconde réponse. C'est pourtant impossible : toutes les guichetières féministes sont des guichetières, et deux conditions réunies ne peuvent jamais être plus probables qu'une seule.

Selon Tversky et Kahneman, on remplace le calcul de probabilité par un jugement de ressemblance : la seconde option « ressemble » davantage à Linda. C'est l'heuristique de représentativité. Chaque détail ajouté à un scénario le rend plus convaincant, mais aussi moins probable : une leçon utile devant les récits trop bien ficelés.

Sources : Wikipédia, « Erreur de conjonction » ; Wikipédia (en anglais), « Conjunction fallacy »