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Les Sceptiques du Québec
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Biais cognitif

Malédiction du savoir

La malédiction du savoir est la difficulté, quand on connaît bien un sujet, à se mettre à la place de quelqu'un qui ne le connaît pas.

La malédiction du savoir est la difficulté, quand on connaît bien un sujet, à se mettre à la place de quelqu'un qui ne le connaît pas.

Aussi appelée malédiction de la connaissance, elle a été nommée en 1989 par les économistes Colin Camerer, George Loewenstein et Martin Weber : dans une négociation, la partie la mieux informée n'arrive pas à faire abstraction de ce qu'elle sait, même quand elle y aurait intérêt. Le concept s'inspire des travaux de Baruch Fischhoff sur le biais rétrospectif : une fois informé, on ne peut plus reconstituer fidèlement ce qu'on pensait avant de savoir.

En 1990, Elizabeth Newton, étudiante à l'Université Stanford, a demandé à des participants de tapoter du doigt le rythme de chansons connues, que d'autres devaient reconnaître. Les « tapoteurs » surestimaient toujours le nombre de chansons devinées : ils entendaient la mélodie dans leur tête, les auditeurs n'entendaient que des coups. C'est le piège du professeur brillant qui ne se souvient plus des difficultés du débutant. Voir aussi l'illusion de transparence.

Sources : Wikipédia, « Malédiction de la connaissance » ; Wikipédia (en anglais), « Curse of knowledge »