Biais de normalité
Le biais de normalité est la tendance à sous-estimer, voire à nier, la probabilité ou la gravité d'une catastrophe, en supposant que tout continuera de se dérouler comme d'habitude.
Le biais de normalité est la tendance à sous-estimer, voire à nier, la probabilité ou la gravité d'une catastrophe, en supposant que tout continuera de se dérouler comme d'habitude.
Il repose sur l'idée implicite que l'avenir ressemblera au passé et que les grands bouleversements n'arrivent qu'aux autres. Lors d'une alerte d'évacuation, par exemple un incendie, certaines personnes se disent que « ce n'est rien » et tardent à réagir. Le sociologue Thomas Drabek a observé en 2001 que les gens qui reçoivent un ordre d'évacuation consultent le plus souvent au moins quatre sources d'information avant d'obéir. On estime qu'environ 70 % des gens manifestent ce biais lors d'une catastrophe.
On l'a vu à l'approche de l'ouragan Katrina, quand des habitants ont refusé de quitter La Nouvelle-Orléans, et lors des attentats du 11 septembre 2001, où 70 % des survivants ont discuté avec d'autres avant de fuir. Les exercices d'évacuation, comme les exercices sismiques au Japon, visent justement à rendre le risque plus tangible. Ce biais s'apparente à l'effet autruche ; son contraire est le biais du scénario du pire, qui fait voir une catastrophe imminente dans la moindre anomalie.
Source : Wikipédia, « Biais de normalité »