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L'argent colloïdal : risque sans bénéfice

L'argent colloïdal est une suspension de particules submicroscopiques d'argent métallique dans une base colloïdale.

Dr Stephen Barrett

L'argent colloïdal est une suspension de particules submicroscopiques d'argent métallique dans une base colloïdale. L'usage prolongé de préparations à base d'argent peut entraîner l'argyrie, une affection dans laquelle des sels d'argent se déposent dans la peau, les yeux et les organes internes, et où la peau prend une teinte gris cendré. De nombreux cas d'argyrie sont survenus à l'époque préantibiotique, alors que l'argent entrait couramment dans la composition des gouttes nasales. Une fois la cause reconnue, les médecins ont cessé d'en recommander l'usage et les fabricants sérieux ont cessé d'en produire. Les guides officiels des médicaments (United States Pharmacopeia et National Formulary) ne répertorient plus les produits d'argent colloïdal depuis 1975.

Publicités douteuses

Depuis plus de 25 ans, des produits contenant de l'argent sont commercialisés avec des allégations non prouvées selon lesquelles ils seraient efficaces contre le sida, le cancer, les maladies infectieuses, les parasites, la fatigue chronique, l'acné, les verrues, les hémorroïdes, l'hypertrophie de la prostate et bien d'autres maladies et affections. Certains vendeurs ont prétendu que l'argent colloïdal était efficace contre des centaines de maladies. En 1997 et 1998, par exemple, Changes International, une entreprise de vente multiniveau basée en Floride, affirmait :

Notre argent colloïdal contient des particules d'argent pur à 99,99 %, en suspension indéfinie dans de l'eau déminéralisée, qui tue les bactéries et les virus. Il peut être appliqué localement ou absorbé dans le sang par voie sublinguale (sous la langue), évitant ainsi les effets négatifs des antibiotiques traditionnels qui détruisent les bonnes bactéries du tube digestif inférieur.

Une solution de rechange entièrement naturelle aux antibiotiques, dans la forme la plus pure qui soit. La présence d'argent colloïdal à proximité d'un virus, d'un champignon, d'une bactérie ou de tout autre pathogène unicellulaire désactive son enzyme du métabolisme de l'oxygène, en quelque sorte son « poumon chimique ». Le pathogène étouffe et meurt, puis est évacué de l'organisme par les systèmes immunitaire, lymphatique et d'élimination.

Contrairement aux antibiotiques pharmaceutiques, qui détruisent les enzymes bénéfiques, l'argent colloïdal laisse ces enzymes intactes. L'argent colloïdal est donc absolument sans danger pour les humains, les reptiles, les plantes et tout organisme vivant multicellulaire.

Il est impossible que des germes unicellulaires acquièrent, par mutation, une résistance à l'argent, comme cela se produit avec les antibiotiques classiques. De plus, l'argent colloïdal ne peut ni interagir ni interférer avec d'autres médicaments pris en même temps. L'argent colloïdal est vraiment un remède naturel et sans danger pour bon nombre des maux de l'humanité. Il peut être pris indéfiniment, car l'organisme ne développe pas de tolérance à son égard [1].

Vers la fin des années 1990, Seasilver International, une entreprise de vente multiniveau basée en Californie, affirmait que les Américains souffraient d'une « carence en argent ». Bien que l'argent ne soit pas un nutriment essentiel, le site Web de l'entreprise déclarait alors :

L'appauvrissement des sols en minéraux nous a rendus déficients en argent, l'un de nos oligoéléments les plus essentiels, ce qui a causé une augmentation draconienne des troubles du système immunitaire dans notre société au cours de la dernière décennie. La recherche nous a appris que toute maladie ne peut se manifester qu'en raison d'un système immunitaire affaibli. Après plus de 20 ans de recherche menée dans le monde entier sur l'argent colloïdal, de nombreuses entrevues avec des organismes gouvernementaux, des intervenants de la santé et leurs patients, aucun autre nutriment, aucune autre plante médicinale ni aucun autre médicament (sur ordonnance ou en vente libre) n'est aussi sûr et efficace contre toutes les formes connues de virus, de bactéries et de champignons nuisibles. De plus, alors qu'il est généralement admis que la plupart des antibiotiques ne tuent que 6 ou 7 organismes pathogènes différents, des rapports montrent que l'argent colloïdal a été utilisé avec succès dans le traitement de plus de 650 maladies ! En outre, les souches d'organismes pathogènes ne parviennent pas à se développer en présence d'argent colloïdal. La plus grande qualité de l'argent colloïdal est sa capacité unique à agir comme un second système immunitaire supérieur dans l'organisme ! [2]

L'annonce ci-dessous est tirée du numéro de juillet 1996 d'Alternative Medicine Digest.

Publicité pour un produit d'argent colloïdal, parue en 1996

En 2019, une recherche du terme « colloidal silver » (argent colloïdal) sur Amazon.com donnait des centaines de résultats, dont plusieurs produits vantés par de fausses allégations selon lesquelles ils soutiendraient le système immunitaire ou seraient efficaces contre divers types d'infections.

Études critiques et cas rapportés

En 1995, Leslie Taylor, une distributrice de produits à base de plantes, a testé neuf produits d'argent colloïdal parmi les plus vendus en magasins d'aliments naturels et a conclu ce qui suit :

  • Deux des produits étaient contaminés par des micro-organismes.
  • La quantité d'argent en suspension dans la solution variait d'un produit à l'autre et diminuait graduellement avec le temps.
  • Seulement cinq produits ont réellement montré une activité antibactérienne lors d'un test en laboratoire. Pour ce test, elle a préparé une boîte de culture contenant la bactérie Staphylococcus aureus, susceptible de causer des infections chez l'humain. Elle a ensuite déposé une goutte de chaque produit sur la boîte et utilisé des disques de deux antibiotiques courants comme témoins. Après huit heures d'incubation, elle a constaté que la croissance bactérienne avait été inhibée autour des antibiotiques et de quatre des produits.

Bien sûr, le fait qu'un produit inhibe des bactéries dans une culture de laboratoire ne signifie pas qu'il est efficace (ni sans danger) dans l'organisme humain. En fait, les produits qui tuent les bactéries en laboratoire seraient plus susceptibles de causer l'argyrie, car ils contiennent davantage d'ions d'argent libres de se déposer dans la peau de l'utilisateur.

Des études en laboratoire de la Food and Drug Administration (FDA), l'agence fédérale américaine qui encadre les médicaments, ont révélé que la quantité d'argent dans certains échantillons de produits variait de 15,2 % à 124 % de la quantité indiquée sur l'étiquette. La quantité d'argent nécessaire pour produire l'argyrie est inconnue. La FDA a néanmoins conclu que le risque associé à l'utilisation de produits d'argent dépasse tout bénéfice non prouvé [3]. Jusqu'à présent, onze cas d'argyrie liés à des produits d'argent ont été signalés :

  • Un homme de 56 ans qui vendait et utilisait de l'argent colloïdal depuis trois ans a présenté une décoloration bleu-gris de ses ongles, accompagnée d'un taux sanguin d'argent très élevé [4].
  • Un couple marié qui consommait quotidiennement, depuis trois ans, une boisson préparée en faisant passer un courant électrolytique dans un bol d'eau contenant une barre d'argent [5].
  • Un autre couple prenait un « supplément alimentaire » à base d'argent, prescrit par un naturopathe [5].
  • Un homme atteint de maladie mentale qui buvait une tisane contenant de l'argent depuis environ 10 mois [5].
  • Stan Jones, candidat du Parti libertarien du Montana au Sénat américain, qui aurait commencé à prendre de l'argent colloïdal en 1999 par crainte que le bogue de l'an 2000 n'entraîne une pénurie d'antibiotiques. Il préparait lui-même sa mixture en faisant passer un courant électrique entre deux fils d'argent plongés dans un verre d'eau [6].
  • Deux hommes, âgés de 63 et 76 ans, ont développé une argyrie après un an d'utilisation d'un produit choisi sur la foi d'allégations trouvées sur Internet [7].
  • Un adolescent de 16 ans a développé une pigmentation bleu-gris sur tout le corps après avoir ingéré pendant un an un supplément alimentaire contenant de l'argent. Le produit, dont l'emballage était identique à celui d'une bouteille d'eau, était vanté comme un moyen de prévenir les infections courantes [8].Peau colorée par l'argyrie, comparée à une peau normale
  • Un homme de 58 ans qui a traité une infection rénale présumée avec une solution colloïdale préparée maison, prise 12 fois par jour pendant 4 jours, a développé une argyrie environ 4 semaines plus tard [9].
  • Un homme de 38 ans a développé une argyrie après avoir ingéré environ 16 onces d'argent colloïdal à 450 ppm, trois fois par jour pendant 10 mois, pour traiter son arthrite et d'autres problèmes de santé. Il préparait la solution à l'aide d'une simple chambre alimentée par pile, qui faisait passer de l'argent dans l'eau à partir d'un fil d'argent pur, selon des plans trouvés sur Internet [10]. La photo ci-contre montre la couleur de sa peau comparée à celle d'une peau normale.

Actions de la FDA

Entre octobre 1993 et septembre 1994, la FDA a envoyé des lettres d'avertissement à cinq vendeurs de produits d'argent colloïdal :

  • Higher Education Library Publications (H.E.L.P.), de Springfield, en Utah, a reçu l'ordre de cesser d'affirmer que son produit d'argent colloïdal était efficace comme antibiotique naturel et qu'il pourrait être efficace contre le cancer, les maladies génito-urinaires, la tuberculose et le sida.
  • Nutrition, Inc., d'Arvada, au Colorado, a reçu l'ordre de cesser d'affirmer ou de laisser entendre que son produit Silvicidal, administré par voie orale ou intraveineuse, était non toxique, approuvé par la FDA et constituait un antibiotique à large spectre capable de tuer les bactéries ainsi que toutes les infections virales et fongiques. Il était également faussement présenté comme efficace contre une longue liste de maladies précises.
  • Reseau International, de Cincinnati, en Ohio, a reçu l'ordre de cesser d'affirmer que son produit d'argent colloïdal était un « antibiotique naturel et un stimulant anti-inflammatoire du système immunitaire » et qu'il était efficace contre le cancer, les infections à staphylocoque et à streptocoque, l'influenza, les infections générales de l'organisme, l'inflammation, l'affaiblissement du système immunitaire, la toxicité fongique, l'amygdalite, les symptômes de la maladie de Ménière, la coqueluche, le zona, la syphilis, le choléra et la malaria. L'étiquette affirmait également que l'argent colloïdal pouvait stimuler fortement la croissance des tissus humains et permettre leur régénération.
  • Silverado Inc., de Bountiful, en Utah, a été avertie de cesser de faire de fausses déclarations selon lesquelles son produit d'argent colloïdal était efficace comme agent antibiotique, anti-inflammatoire, antiviral et antifongique et qu'il pouvait stimuler le système immunitaire.
  • Unic, de Carmichael, en Californie, a reçu l'ordre de cesser d'affirmer que son produit d'argent colloïdal était efficace contre de nombreuses maladies et pouvait guérir les tissus endommagés par des brûlures sans laisser de cicatrices.

En octobre 1996, la FDA a proposé d'interdire l'usage de l'argent colloïdal ou des sels d'argent dans les produits en vente libre [11]. Un règlement final interdisant cet usage a été publié le 17 août 1999 et est entré en vigueur le 16 septembre suivant. Le règlement s'applique à tout produit d'argent colloïdal ou de sels d'argent vendu sans ordonnance et présenté comme efficace pour prévenir ou traiter une maladie [12]. Les produits d'argent peuvent toujours être vendus comme « suppléments alimentaires », à condition qu'aucune allégation de santé ne soit faite à leur sujet. En 2000, la FDA a envoyé des avertissements à plus de 20 entreprises dont les sites Web formulaient des allégations thérapeutiques illégales au sujet de produits d'argent colloïdal. Elle en a émis au moins 33 autres depuis. Voici les lettres d'avertissement que j'ai recensées :

Autres mesures d'application

En 2000, la Federal Court of Australia (Cour fédérale d'Australie) a interdit à Vital Earth Company Pty Limited et à son directeur, Darryl John Jones, de prétendre faussement que l'argent colloïdal produit par leurs appareils « Vital Silver 3000 Zapper », « Vital Silver 2000 Automatic » et « Vital Silver 2000 » :

  • pouvait tuer toutes les bactéries, tous les champignons et tous les virus pathogènes en six minutes de contact;
  • n'avait aucun effet secondaire nocif, et que l'argent colloïdal pouvait servir d'antibiotique contre toutes les maladies associées au sida actif;
  • était efficace contre plus de 650 types différents de bactéries et de virus pathogènes;
  • avait été utilisé avec succès contre des maladies telles que le sida, le choléra, le diabète, la lèpre, la leucémie, le lupus, le cancer de la peau, la syphilis et la coqueluche.

L'entreprise a également été condamnée à payer 9 000 $ AU en frais et à rembourser les acheteurs [13].

En 2001, la Federal Trade Commission (FTC), l'agence fédérale américaine de protection des consommateurs, a obtenu des ententes de consentement avec deux entreprises :

  • Robert C. Spencer et Lisa M. Spencer, faisant affaire sous le nom d'Aaron Company (Palm Bay, Floride), avaient affirmé qu'il était médicalement prouvé que l'argent colloïdal tuait plus de 650 organismes pathogènes dans l'organisme et qu'il guérissait efficacement des maladies allant du cancer et de la sclérose en plaques au VIH/sida [14].
  • ForMor, Inc., faisant affaire sous le nom de ForMor International, et son président, Stan Gross (Birmingham, Alabama), ont accepté de cesser d'affirmer sans preuve que l'argent colloïdal était efficace pour traiter plus de 650 maladies infectieuses, qu'il n'avait aucun effet secondaire indésirable et qu'il était efficace contre l'arthrite, l'empoisonnement du sang, le cancer, le choléra, la diphtérie, le diabète, la dysenterie, la gonorrhée, l'herpès, l'influenza, la lèpre, le lupus, la malaria, la méningite, le rhumatisme, le zona, les infections à staphylocoque, les infections à streptocoque, la syphilis, la tuberculose, la coqueluche et les infections à levures [14].

En 2002, la FTC a obtenu une entente de consentement avec Kris Pletschke, faisant affaire sous le nom de Raw Health, qui a accepté de cesser d'affirmer sans preuve que son produit d'argent colloïdal pouvait traiter ou guérir 650 maladies différentes, éliminer tous les pathogènes de l'organisme humain en six minutes ou moins, et qu'il était médicalement prouvé qu'il tuait tout organisme bactérien, viral ou fongique destructeur dans l'organisme, y compris l'anthrax, le virus Ebola, le virus Hanta et les bactéries mangeuses de chair [15].

En 2002, la Therapeutic Goods Administration australienne (l'organisme fédéral qui encadre les produits thérapeutiques en Australie) a modifié sa réglementation afin que les produits de traitement de l'eau contenant des substances comme l'argent colloïdal, pour lesquels des allégations thérapeutiques sont formulées, répondent aux exigences applicables aux médicaments inscrits à l'Australian Register of Therapeutic Goods. Cela signifie que de tels produits ne peuvent plus être commercialisés légalement sans preuve qu'ils sont sûrs et efficaces pour l'usage auquel ils sont destinés. Cette modification reposait sur les conclusions suivantes :

  • Peu de données appuient les allégations thérapeutiques faites au sujet des produits d'argent colloïdal;
  • Le risque de toxicité de l'argent pour les consommateurs l'emporte sur l'intérêt d'essayer un traitement non prouvé, et une résistance bactérienne à l'argent peut survenir;
  • Des efforts devraient être faits pour freiner la disponibilité illégale des produits d'argent colloïdal, un enjeu important de santé publique [16].

En 2015, la New Zealand Advertising Standards Authority (l'organisme néo-zélandais d'autoréglementation de la publicité) a maintenu une plainte contre une publicité Facebook pour les produits de santé Salud Colloidal Silver, qui contenait l'affirmation suivante : « La plupart des antibiotiques sur ordonnance ne tuent que quelques organismes pathogènes différents, alors que l'argent colloïdal est reconnu pour en tuer avec succès plus de 650. » [17]

En 2021, le procureur général du Missouri a obtenu un jugement sur entente contre Jim Bakker et sa société de production, Morningside Church Productions, Inc., en vertu duquel les défendeurs : a) n'ont plus le droit de vendre ou de faire la publicité du « Silver Solution » comme moyen de diagnostiquer, de prévenir, d'atténuer, de traiter ou de guérir une maladie quelconque et b) doivent verser environ 156 000 $ US en restitution, en plus de 60 000 $ US de pénalités civiles [18]. Ce jugement règle une poursuite intentée contre les défendeurs en 2020, qui les accusait d'avoir faussement affirmé, lors d'une émission du Jim Bakker Show diffusée à l'échelle nationale, que le « Silver Solution » pouvait guérir les infections à la COVID-19 — une affirmation faite par Bakker et son invitée Sherill Sellman, présentée comme une « naturopathe » [19].

Poursuites civiles

Beneficial Solutions LLC, une entreprise établie à Reno, et son propriétaire, Russell B. Altman, ont été poursuivis avec succès par des femmes de la Floride et du Dakota du Sud qui ont développé une argyrie après avoir pris le produit d'argent colloïdal de l'entreprise (NutraSilver). Les deux poursuites reprochaient à l'entreprise d'avoir faussement fait la publicité de l'efficacité de NutraSilver et d'avoir affirmé que les particules d'argent colloïdal étaient trop petites pour causer l'argyrie [20, 21]. La première plaignante a également développé une neuropathie périphérique, une affection douloureuse que ses médecins ont attribuée à des particules d'argent visibles dans des échantillons de biopsie nerveuse. Les deux poursuites ont été réglées hors cour, pour un montant non divulgué. En 2018, l'entreprise a publié sur son site Web un avis annonçant qu'elle fermait ses portes « pour des raisons personnelles ». L'avocat Patrick R. Burns, qui a représenté les plaignantes, peut représenter des personnes partout aux États-Unis et offre une consultation gratuite à quiconque pourrait avoir été blessé par un produit d'argent colloïdal.

Pour en savoir plus

  • Rosemary Jacobs, une victime d'argyrie, a réalisé une étude détaillée du marché de l'argent colloïdal et se dit prête à répondre aux questions.

Références

  1. Product brochure. Changes International, 1997. Téléchargée en 1998.
  2. Seasilver International Product Information, consulté le 12 octobre 1998.
  3. Fung MC, Bowen DL. Silver products for medical indications: risk-benefit assessment. Journal of Toxicology and Clinical Toxicology 34:119-26, 1996.
  4. Gulbranson SH and others. Argyria following the use of dietary supplements containing colloidal silver protein. Cutis 66:373-374, 2000.
  5. Hori K and others. Believe it or not—Silver still poisons! Veterinary and Human Toxicology 44(5):291-292, 2002.
  6. Blue Is the color of my candidate’s skin. Associated Press, 2 octobre 2002.
  7. Cohen LE and others. Effects of Internet quackery: Argyria in the silver state. Federal Practitioner 21(4):9-17, 2004.
  8. Wickless SC, Schwader TA. Medical mystery—The answer. New England Journal of Medicine 352:2349-2350, 2004.
  9. Brandt D. Argyria secondary to ingestion of homemade silver solution. Journal of the American Academy of Dermatology 53:S105-107, 2005.
  10. Wadhera A, Fung M. Systemic argyria associated with ingestion of colloidal silver. Dermatology Online Journal 11(1):12, 2005.
  11. Federal Register 61:53685-53688, 1996. (Pour accéder à ce document, faites une recherche dans le volume de 1996 pour « colloidal silver ».)
  12. FDA. Final rule: Over-the-counter drug products containing colloidal silver ingredients or silver salts. Federal Register 64:44653-44658, 1999. Télécharger la version PDF.
  13. Refunds for buyers of alternative therapy devices. Communiqué de presse, Australian Competition and Consumer Commission, 5 mai 2000.
  14. « Operation Cure.All » wages new battle in ongoing war against Internet health fraud. Communiqué de presse de la FTC, 14 juin 2001.
  15. FTC announces first two enforcement actions against purveyors of bioterrorism defense products. Communiqué de presse de la FTC, 27 février 2002.
  16. Regulation of colloidal silver and related products. Therapeutic Goods Administration, site Web, 19 août 2003.
  17. Decision upholding complaint against Salud New Zealand. New Zealand Advertising Standards Authority, 10 février 2015.
  18. Complaint for damages. Melissa M. Gongaware vs. Beneficial Solutions, LLC and Russell B. Altman. In the Twelfth Judicial Circuit Court in and for Sarasota County, Florida. Case #30790988, déposée le 12 août 2015.
  19. Missouri Attorney General recoups $156,000 in restitution, settles case against Jim Bakker and Morningside Church. Communiqué de presse du procureur général du Missouri, 24 juin 2021.
  20. AG Schmitt files suit against Jim Bakker for selling fake « coronavirus cure ». Communiqué de presse du procureur général du Missouri, 10 mars 2020.
  21. Complaint. Sandra Kaye Chrans vs. Beneficial Solutions, LLC and Russell B. Altman. U.S. District Court, District of South Dakota, Case No. 4:17-cv-04152-RAL, déposée le 30 octobre 2017.

Cet article a été mis à jour le 12 août 2021.