Le succès prodigieux du Da Vinci code vient de sa qualité romanesque indubitable, mais surtout du fait qu'il met en jeu des faits ou questions qui suscitent toujours une intense curiosité : les origines de la Bible, la divinité du Christ, les Templiers. Il propose aussi, comme toile de fond, l'histoire d'une mystérieuse société secrète, le Prieuré de Sion. Mais le scoop du roman est sans doute l'idée que des manuscrits découverts récemment à Nag Hammadi auraient révélé que le Christ était marié à Marie-Madeleine. Qu'elle est, dans tout cela, la part de l'histoire et celle de l'invention ? Peut-on se faire une idée claire de la valeur historique de ce roman ?
Le conférencier
Pietro Boglioni est professeur titulaire au Département d'histoire de l'Université de Montréal. Son domaine de spécialisation est l'histoire du christianisme antique et médiéval, dans une perspective d'anthropologie religieuse et d'ethnologie historique : religion populaire, vies et cultes des saints, miracles. Son dernier livre est : Le Da Vinci code. L'histoire. Le roman. Les questions. Montréal : Mediaspaul, sept. 2006. Le prochain portera sur : Le diable à Wedgeport. Possessions diaboliques et exorcismes populaires en Acadie au début du XIXe siècle. [Montréal : Fides, oct.-nov. 2006].